Le Juan Carlos de Juan Santamaria

Perdre ses bagages, ce n’est pas une mince affaire. Après avoir fait une déclaration officielle de ladite perte auprès de la compagnie aérienne (American Airlines dans notre cas), il faut faire preuve de beaucoup d’espoir.

Non seulement les bagages doivent-ils être retrouvés à l’aéroport où ils sont égarés, mais ils doivent aussi attendre qu’il y ait de la place pour sur le prochain vol à destination de l’endroit où ils auraient dû d’abord se rendre. C’est que, voyez-vous, la compagnie aérienne donne d’abord priorité aux bagages des voyageurs qui prennent place sur le vol. Si la soute est pleine, les bagages égarés attendent le prochain vol.

Lorsqu’ils finissent par arriver à destination, les bagages sont en théorie livrés à l’hôtel de leurs propriétaire, ce qui implique de donner à la compagnie une adresse fixe, pas une adresse qui change aux 2 jours comme c’est le cas pour nous en ce début de voyage.

Après s’être fait dire que nos bagages arriveraient en soirée dimanche le 14 (hourra! Seulement 8 heures après nous!), nous sommes allés dormir au premier hôtel prévu à notre itinéraire, en banlieue de San José.

Le lendemain matin, la livraison promise n’ayant pas eu lieu, nous devions prendre une décision : rester à cet hôtel? Changer de ville comme prévu initialement?

Devant l’impossibilité de rejoindre par téléphone le comptoir d’American Airlines, nous leur avons donné quelques heures de plus. Mais à 18 heures hier, plus de 24 heures après notre arrivée, les oreilles en compote d’être trop souvent tombés sur la tonalité «ligne occupée» tant au comptoir qu’au service à la clientèle du transporteur aérien, il nous fallait faire quelque chose.

Nous avons donc décidé de faire connaissance avec le système de transport en commun de San José. Selon le réceptionniste de notre hôtel, le trajet en autobus vers l’aéroport Juan Santamaria ne prendrait pas plus d’une heure. Trois heures et demi plus tard, après avoir pensé passer la nuit dans un embouteillage monstre, nous arrivions à l’aéroport, toujours sans savoir si nous trouverions là l’ombre de nos bagages.

Dans la petite pièce servant de salle d’attente aux touristes dans notre situation, un agent de sécurité à la mine patibulaires nous a accueilli (et c’est généreux comme terme pour décrire le mélange de détachement et de mépris avec lequel il a pris en note nos noms), seule courroie de transmission entre nous et les préposés au comptoir d’American Airlines. L’espoir de revoir rapidement nos sacs était au plus bas.

Mais heureusement, quelques minutes après notre arrivée dans ce local déprimant, l’employé qui avait recueilli notre déclaration de bagage perdu la veille a passé la tête dans l’embrasure de la porte, et a tout de suite reconnu Sabrina! Faut croire qu’elle lui avait fait de l’effet, parce qu’il y avait semble-t-il une soixantaine de valises égarées ce jour-là (c’est le début de la haute saison touristique…). Comme nous étions contents de le voir nous sourire, ce jeune homme prénommé Juan Carlos!

Rapidement, ils nous a dit qu’il avait de bonnes nouvelles pour nous, et nous a amenés dans le bureau où il avait entreposé nos deux sacs à dos! Hourra!

Ça n’aurait pas été dramatique de perdre pour vrai nos bagages, mais ça aurait commencé notre voyage sur un bien mauvais pied, surtout après toute la préparation et l’anticipation qui avait accompagné leur préparation!

Après une nuit dans un hôtel tout près de l’aéroport, nous avons quitté San José ce matin et sommes présentement à Quepos, sur la côte pacifique, prêts à vivre de vraies aventures.

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